• Moi la borderline, j'ai bien évolué

    Je m'apprête à vous quitter.

    Ma façon de vous faire mes adieux est de reprendre un à un les symptômes du trouble de personnalité limite, que vous retrouverez sur le site de l'Aapel ,  et de noter où j'en suis rendue par rapport à chacun d'eux. D'ailleurs, j'ai choisi ce site parce que les textes correspondent bien à ma vision des choses. Le Webmestre de l'Aapel a même inventé le mot Emophane, lequel décrit fort bien la personne que je suis devenue.<o:p> </o:p>

    La borderline que je suis va bien maintenant, la plupart du temps, en tout cas :

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    1-     Mes relations amicales sont au beau fixe. Ma relation amoureuse dure depuis 1 an. C'est une relation sereine, positive et harmonieuse ; nous nous apportons beaucoup.

    2-     Je gère bien mes émotions, ne pète plus de crises de rage etc. Mon agressivité ne ressort que lorsque je suis malade ou vraiment crevée. Je ne change plus d'idée comme de linge, je vais au bout de mes projets.

    3-     Mon humeur est au beau fixe. Lorsque je suis très malade, une légère instabilité d'humeur se montre le bout du nez.  Mon chum, lui, devient susceptible, lorsqu'il est malade... Bref, aucune personne même celles dites « normales », n'est au mieux lorsqu'elle est dans la sinusite jusqu'aux yeux !

    4-     Je ne fais plus d'anxiété, ou du moins, est-ce si rare et léger que c'est vraiment négligeable.

    5-     Je suis avec le même homme depuis un an, ce qui signifie que les relations de type amour/haine font parti du passé. J'arrive à voir mon homme dans son ensemble, à voir ses qualités et ses défauts ; je ne l'idéalise pas... Nous avons un plaisir fou ensemble, nous ne nous entredéchirons pas...

    6-     La victimisation ne ressort légèrement que lorsque je suis extrêmement fatiguée ou très malade. Et je la reconnaît très bien...pour mon plus grand déplaisir !

    7-     Le sentiment de déprime, de tristesse, ou de vide...a totalement disparu. Et je dois dire qu'à ce niveau, la contribution de mon chum a été très importante.

    8-      Je sais qui je suis et de quoi je suis capable ; je me sens « à la hauteur ». Je connais mes goûts, mes aptitudes, mes qualités et mes défauts, je peux dresser un « portrait mental » de moi. Je ne me pense pas pourrie une journée et bonne le lendemain ; je pense toujours la même chose de moi-même, je me perçois toujours de la même façon.

    9-     J'ai sûrement beaucoup moins peur de l'abandon qu'avant, parce que je n'agis pas de manière à faire fuir les gens que j'aime. En effet, une personne bordeline, par peur de l'abandon, mettra fin à ses relations abruptement...pour ne pas laisser le temps aux gens de l'abandonner.

    10-  Je n'abuse plus des médicaments, de l'alcool etc. Je suis capable de boire de façon raisonnable et à l'occasion seulement. D'ailleurs, mon chum vous dirait que je ne mets pas plus d'un pouce de vin dans une petite coupe, juste pour y goûter, et que je prends la précaution de repousser de quelques heures la prise de mes médicaments du souper.

    11-  J'aime la vie comme jamais je ne l'ai aimée, je la savoure ; je suis loin du suicide !

    12-  Je sais me préserver des gens que j'aime et qui préfèrent se noyer que d'avancer. Je demeure prête à les aider, advenant qu'ils décident de faire des « mooves » pour s'en sortir, mais je sais m'éloigner pour ne pas couler avec eux. Et ça, ça demande beaucoup d'amour de soi et d'amour de la vie.

    13-  Lorsque j'essuie un coup dur, je sais me virer sur un 10¢, reprendre rapidement le dessus. Par exemple, en ce moment, un de mes proches va très mal, c'est un crève-cœur pour moi. Et lorsque j'ai pris conscience de la profondeur de la détresse de la personne en question, je l'ai ressenti comme un violent coup à l'estomac...surtout que la personne ne veut aucune aide, ne reconnaît pas avoir un problème. Mais aujourd'hui, 5 jours plus tard, j'ai déjà retrouvé ma belle sérénité, mon positivisme !

    14- Je vois le positif de toute chose. Par exemple, j'ai remarqué que j'avais eu assez de cran et d'estime de moi-même pour penser à moi et m'éloigner d'un proche que j'aime énormément pour me protéger de sa descente aux enfers. En me comparant à cette personne, je vois combien je vais bien, combien je suis stable.

    15- Je pose des actions, je ne me contente pas de dire que demain « ça va aller mieux ». Je suis très consciente que c'est de la pensée magique. Je sais que pour que « ça aille mieux », je dois poser des gestes.

    16- Ma gestion du stress est nettement meilleure, mais j'ai des limites! Et, cette année, elles ont été dépassées. Résultat : 3 bronchites en 6 mois! Moi qui avait une bien meilleure santé... Notez que le stress positif compte aussi et que plusieurs petits stress...finissent par faire autant d'effet qu'un gros! J'ai donné 12 conférences (nouvelle expérience!) en moins d'un an (les 8 dernières en l'espace d'un mois), j'ai un nouveau chum, j'ai eu une nouvelle belle-famille à apprivoiser, je me suis inquiétée pour 2 proches, mes finances sont toujours au minimum, j'ai participé à un petit concert (nouvelle expérience), je suis en train de monter un programme de cours que je désire donner en sessions privées et semi-privées (du nouveau encore!), j'ai revu ma mère...au bout de 1½ an, je dois me départir de ma chatte (à laquelle je tiens énormément : deuil), j'ai dû m'éloigner de quelqu'un en train de couler et que j'aime beaucoup. Et je pense que j'en oublie! Pour une borderline, ça commence à en faire épais!!! Mais je suis sûre que je vais reprendre rapidement le bon bord, car je suis très consciente de tout ça... Faut dire que la chatte, les tapis et la fumée des voisins n'aide pas!

     

    Bref, en gros, je vais bien!!!

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